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Post-virus, le début de l’ère de l’altruisme pour les entreprises : deux exemples en Belgique

Post-virus, le début de l’ère de l’altruisme pour les entreprises : deux exemples en Belgique

26 Mars 2020 / Article de Geert Degrande sur le site Re-Story
Post-virus: le début de l’ère de l’altruisme pour les entreprises ?

Bien que Donald Trump ait déclaré aujourd’hui qu’il souhaite revenir rapidement à une économie pleinement fonctionnelle, c’est justement le piège dans lequel nous ne devons pas tomber. En fait, le relooking doit être total. Et cela signifie que les entreprises peuvent et doivent faire le pas vers l’altruisme. Isaac Getz et Laurent Marbacher ont déjà écrit un livre à ce sujet l’année dernière.

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Notre entretien dans « Réponse Conso »

Notre entretien dans « Réponse Conso »

L’ENTREPRISE ALTRUISTE OU COMMENT DONNER SANS CONDITION EST PROFITABLE

Publié le 19 mars 2020

Isaac Getz et Laurent Marbacher ont signé avec L’Entreprise Altruiste un livre inspirant, fruit de 5 ans de recherches et de rencontres d’entrepreneurs partout dans le monde. La bonne nouvelle est que les entreprises qui se mettent au service inconditionnel des autres, fournisseurs et clients, à travers leur cœur de métier, prospèrent et traversent plus facilement les périodes de crise. Alors qu’est-ce qu’on attend pour faire le bien ?

L’Entreprise Altruiste fait partie de ces livres qui redonnent foi en l’humanité, rien que ça ! A travers l’étude de dizaines d’entreprises partout dans le monde, les auteurs parviennent à cette conclusion simple : quand une entreprise cherche en premier et surtout à se mettre au service de l’autre sans conditions, elle prospère et les bénéfices deviennent une résultante de ses actions sociales. Mieux : elle affronte plus facilement les crises comme la crise financière de 2008, ou celle qui se dessine sous nos yeux avec le Coronavirus et l’arrêt de l’activité économique pour de très nombreuses entreprises. Et ce, quelque soit la taille de l’entreprise ou sa localisation.

Confiance et relations authentiques

Si les entreprises étudiées dans le livre n’ont pas toutes le même profil, ni la même taille (certaines sont d’énormes multinationales, d’autres de petites PME), ni le même secteur d’activité, elles partagent toutes une constante : un patron engagé et qui fait confiance aux salariés. Dans ces entreprises, les collaborateurs ont une grande liberté d’action et là où d’autres structures engagent de lourds budgets internes en vérification et contrôles, ces organisations poussent au contraire à être responsables et autonomes. Car finalement, qui de mieux que les salariés sur le terrain pour connaître les besoins du terrain ?
Au niveau local, une grande liberté est ainsi donnée aux collaborateurs pour qu’ils fassent tout pour les intérêts de leurs clients et de leurs fournisseurs. Et ça marche ! L’authenticité des rapports avec les différents partenaires dans ces entreprises permet de se serrer les coudes quand l’un traverse des moments difficiles pour qu’in fine toute la chaine de valeur s’en sorte et prospère.

Existe-t-il une recette magique ? Comment opérer une transformation d’entreprise pour aller dans le bon sens et devenir une entreprise altruiste ? Nous avons posé la question aux auteurs Isaac Getz, Professeur de leadership et de l’innovation à l’ESCP et conférencier, et Laurent Marbacher, innovateur social.

Comment définissez-vous l’entreprise altruiste ?

Isaac Getz : Pour faire très simple, les entreprises altruistes ne recherchent pas la finalité économique, mais le bien commun et la création de valeur sociale. Ce sont des entreprises qui se sont mises au service inconditionnel de leurs interlocuteurs économiques – les clients, les fournisseurs, les communautés locales où elles opèrent – et elles le font à travers leurs activités de cœur de métier. Et ce que nous avons découvert et qui est étonnant, c’est que grâce à cette orientation sociale, au service des acteurs de la société, ces entreprises prospèrent économiquement.

Vous avez décrit dans un précédent ouvrage le concept « d’entreprise libérée » : quelle est la différence avec l’entreprise altruiste ?

I.G. : Ce sont deux notions qui n’entrainent pas la même transformation.
En entreprise libérée, on adapte les pratiques managériales pour que l’organisation se mette au service des salariés.
Avec l’entreprise altruiste, il s’agit de transformer les rapports avec les clients et fournisseurs, qui sont d’ordinaire de transactions économiques, en relations authentiques, amicales. On traite son interlocuteur comme s’il était un ami, et dans la vie on ne demande pas à un ami de l’être seulement à condition d’avoir un bon retour sur investissement avec lui. La façon d’aborder l’autre est complètement différente.

Vous répétez régulièrement dans votre livre qu’il n’y a pas de recettes, mais peut-on toutefois extraire quelques ingrédients de base qui font le succès d’une entreprise altruiste ?

Laurent Marbacher : Même s’il existe beaucoup de chemins différents pour devenir et être une entreprise altruiste, on peut toutefois isoler quatre points essentiels.
Le premier et le plus important est l’engagement du patron. La transformation de l’entreprise est vécue personnellement et profondément par le dirigeant, bien souvent suite à un cheminement personnel, assez lent, qui a amené le dirigeant à changer sa philosophie de vie. C’est une caractéristique importante, et c’est en ça d’ailleurs qu’on ne peut décrire une recette-type car ce cheminement est unique et chaque dirigeant va y mettre des mots et une réalité différente.

Le deuxième point est intimement lié au premier et a trait aux modes d’actions que vont mettre en place et s’approprier les collaborateurs autour du dirigeant. Prenons l’exemple décrit dans le livre du laboratoire japonais Eisai : quand son patron décide de modifier la raison d’être de l’entreprise et qu’il indique à tous ses interlocuteurs que le laboratoire n’est plus un centre de recherche qui produit et vend des médicaments et que sa finalité est désormais de soulager la souffrance des patients et de leur famille, il ne donne aucune indication sur la mise en place de cette nouvelle orientation en interne et ce que cela peut supposer en nouveaux processus dans les unités, ni ne déroule un plan de communication bien huilé pour l’extérieur. Simplement le patron parle de cette finalité comme une invitation qu’il fait aux autres et qui appelle autrui, à l’intérieur de l’entreprise, à l’interpréter, à la comprendre et à prendre des initiatives dans le sens de cette orientation. En terme de leadership, cette dimension est extrêmement importante.

Le troisième point est lié à la notion « d’interlocuteur », l’autre dans la relation. En effet, quand on parle des activités cœur de métier au service des interlocuteurs externes de façon inconditionnelle, nous parlons de relations avec des personnes qui ont un nom et un visage. C’est pourquoi nous n’aimons pas trop le terme de « parties prenantes » utilisé en RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et qui déshumanise en quelque sorte les rapports. Avec les entreprises altruistes, à aucun moment l’autre (client, fournisseur, communauté locale) n’est instrumentalisé au profit d’une idéologie d’entreprise particulière.

Lire la suite de l’entretien ici

P. Demurger, DG de la MAIF : « des cas très inspirants »

P. Demurger, DG de la MAIF : « des cas très inspirants »

Pascal Demurger

Directeur général du groupe MAIF
Je viens de terminer la lecture du livre d’Isaac Getz et de Laurent Marbacher « L’entreprise altruiste », que je vous conseille vivement ! Vous y lirez des grands principes avec lesquels je suis totalement aligné et, surtout, des cas d’entreprises très inspirants. Je retrouve la MAIF dans un grand nombre de valeurs et d’actions portées par celles-ci. Je suis en effet convaincu que la meilleure façon de concilier éthique et performance est de considérer l’obtention de bons résultats économiques comme « une conséquence organique » de la finalité sociale. Certaines entreprises étudiées par les 2 auteurs poussent le raisonnement jusqu’à une certaine radicalité, ce qui n’est pas sans m’offrir matière à réflexion 😉
Posté sur LinkedIn le 9 Mars 2020
Notre entretien dans « Entreprise & Carrières »

Notre entretien dans « Entreprise & Carrières »

« Donner sans condition est la clé du succès »

EXTRAIT :

Vous avez trouvé la réponse ?
Notre crainte était de ne pas avoir suffisamment de matière pour nourrir cette réflexion. Or nous avons non seulement trouvé de nombreux exemples mais découvert que cette philosophie était pratiquée tant par des petites entreprises que par des multinationales, dans tous les secteurs d’activité et de nombreux pays. Nous avons rencontré un laboratoire japonais, une banque suédoise, un réseau de distribution scandinave. Ce qui les caractérise ?  Toutes leurs activités sont au service de leurs interlocuteurs externes -clients, fournisseurs, territoires … – qu’elles servent de manière inconditionnelle sans subordonner ces relations aux intérêts économiques. Et grace à ce choix, elles progressent et prospèrent Cela va air delà de la RSE car ce ne sont pas des services développés à côté mais au cœur même de leur modèle. Ces interlocuteurs externes ne sont pas non plus assimilables aux parties prenantes, un terme trop générique. Ils ont des visages ! Et ce n’est pas neutre car c’est un moyen de s’inscrire dans une relation authentique et de traiter ces personnes non pas en « entités » mais en amis.

Lire l’ensemble de l’entretien ici.

Un vrai recueil d’inspiration pour tous ceux qui pensent que l’entreprise peut embrasser un autre destin que l’enrichissement de ses actionnaires

Un vrai recueil d’inspiration pour tous ceux qui pensent que l’entreprise peut embrasser un autre destin que l’enrichissement de ses actionnaires

De la raison d’avoir à la raison d’être

Liaisons sociales, Février 2020

Par Irène Lopez

Ce n’est pas un livre d’économie, même s’il fait référence aux théories d’Adam Smith, fondateur du libéralisme. Ni un ouvrage dédié à la philosophie, même si des citations d’Emmanuel Lévinas, penseur qui a donné une place centrale au concept d’autrui, sont reprises. C’est encore moins un livre de voyage, même si Isaac Getz et Laurent Marbacher ont effectué un tour du monde de cinq ans. « L’Entreprise altruiste » est un livre sur les organisations d’un nouveau genre. Les auteurs expliquent dans l’introduction : « Nous sommes partis à la recherche d’entre prises qui agissent avec un respect profond des fournisseurs, des clients, de leurs employés ou des territoires où elles opèrent. Chemin faisant, nous avons
découvert une “ espèce” nouvelle – qui existait avant cette enquête, bien entendu, mais dont les traits communs, la philosophie commune, n’avaient jamais été décrits. Nous avons nommé cette philosophie « l’entreprise altruiste. » »

Vous pouvez lire la suite ici

La Directrice d’une maison de retraite parle de notre livre

La Directrice d’une maison de retraite parle de notre livre

Florence Vichi est directrice d’une maison de retraite. Elle a partagé ceci avec nous après avoir lu notre livre.

Bonjour Isaac et Laurent.

Merci pour votre livre « l’entreprise altruiste », un livre formateur qui raconte des histoires inspirantes et rassurantes.

Ce livre a renforcé ma pratique, ma sémantique. J’ai rajouté à mes phrases leitmotiv toujours en tête, quelques mots importants. Je disais : les valeurs sont reconnaissables par le fait qu’elles sont « sans repos, ni cesse » aujourd’hui, je rajoute et « sans conditions », avec un S !

Notre fil rouge,  nos valeurs : Équité, Transparence, Confiance , etc… qui sous entendent  que la suite est riche en conséquence.

Je suis directrice d’une maison de retraite, un secteur d’activité qui souffre d’une mauvaise image, de manque d’attractivité et on peut donc y voir un avenir pessimiste.

Mais mon engagement, mon management et mes lectures inspirantes me montrent que paradoxalement nous sommes peut-être un des secteurs qui va devenir ce qui est de plus en plus recherché dans la vision du travail. Nos métiers sont porteurs de sens, l’engagement est fort, le travail d’équipe pluridisciplinaire est omniprésent, nous pouvons être des créateurs de valeurs sociales puissants. Les liens, les échanges, les interactions entre résidents, familles, salariés, bénévoles, administrateurs, visiteurs, partenaires, fournisseurs, voisins…sont sources de projets innovants, transversaux, humanistes.

Votre livre donne confiance en l’avenir.

Je voulais donc vous remercier de cet oxygène.

Au plaisir de lire le prochain livre.

Florence Vichi

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