Sélectionner une page
Le compte-rendu de la soirée du lancement de livre du 7 janvier

Le compte-rendu de la soirée du lancement de livre du 7 janvier

L’entreprise altruiste ou comment s’enrichir en donnant tout

Par Olivier Milinaire

L’Hôtellerie Restauration

Isaac Getz et Laurent Marbacher ont étudié des entreprises (dans différents pays, dans différents secteurs, de différentes tailles) qui ont adopté un état d’esprit radicalement différent de celui que l’on retrouve communément : un état d’esprit fondé sur l’altruisme (l’altruisme est le contraire de l’égoïsme). En effet, plutôt que de se méfier de leurs partenaires économiques (en contractualisant pour se protéger), celles-ci leur font confiance. Elles pensent que la meilleure manière de rencontrer le succès n’est justement pas de viser directement un résultat financier mais plutôt de considérer leurs résultats financiers comme conséquence du service qu’elles rendent. Contrairement à ce que l’on pourrait croire a priori, car nous sommes conditionnés par les pratiques que nous vivons au quotidien, les pionniers qui ont bataillé pour transformer les attitudes au sein de leur entreprise rencontrent le succès. Au-delà de la réussite économique, c’est l’impact positif de l’entreprise altruiste sur le territoire où elle opère qu’il faut également saluer. Une valeur qui parle particulièrement aux entreprises de l’hôtellerie-restauration qui sont au premier plan de l’animation ou de la revitalisation des territoires.

Lire la suite

L’altruisme, stade suprême du capitalisme : chronique de Bruno Jacquot dans le Figaro

L’altruisme, stade suprême du capitalisme : chronique de Bruno Jacquot dans le Figaro

Le Figaro Économie, 20 janvier 2020, p. 32

L’altruisme, stade suprême du capitalisme

Isaac Getz et Laurent Marbacher ont identifié une « espèce nouvelle » d’entreprises qui se mettent en quatre pour tous leurs interlocuteurs.

Bruno Jacquot

MANAGEMENT 

Un établissement financier suédois, Handelsbanken ; un laboratoire pharmaceutique japonais, Eisai ; une ETI agroalimentaire française, LSDH… Des sociétés très différentes, mais qui ont un point commun. Chacune, à sa manière, est une « entreprise altruiste », selon le titre de l’ouvrage d’Isaac Getz et Laurent Marbacher. L’un est professeur à l’ESCP et auteur de L’Entreprise libérée (Fayard) ; l’autre, consultant en innovation sociale. Explorateurs du monde du management, ils ont découvert une « « espèce » nouvelle », qu’ils nomment donc « entreprise altruiste ».

Sa caractéristique ? S’attacher à se mettre « inconditionnellement » au service de ses interlocuteurs – clients, fournisseurs, prestataires… « Concrètement, écrivent Getz et Marbacher, ces entreprises altruistes montrent que les profits ne doivent pas être nécessairement la finalité de l’entreprise mais qu’ils peuvent en devenir la conséquence. » Il ne s’agit donc pas de classique philanthropie ou d’un respect scrupuleux d’obligations légales de RSE. Il s’agit d’inscrire la création de valeur sociale dans la stratégie même de l’entreprise, avec la conviction que les profits suivront, in fine.

Lire la suite

Entretien sur l’entreprise altruiste par l’Usine Nouvelle

Entretien sur l’entreprise altruiste par l’Usine Nouvelle

Le 24 Octobre 2019, l’Usine Nouvelle publiait un entretien avec Isaac Getz et Laurent Marbacher autour de leur livre « L’entreprise altruiste ».

 

Comment est née l’idée de ce livre ?

I. Getz : Après avoir travaillé sur les entreprises libérées qui sont plutôt tournées vers l’intérieur—leurs salariés—, je cherchai un nouveau sujet de recherche. Je voulais des entreprises qui, à l’inverse, sont tournées radicalement vers leurs interlocuteurs externes. J’avais l’intuition qu’il y avait un sujet. Elle s’est vérifiée et peu à peu nous avons exploré et étudié comment fonctionnaient ces entreprises, comment elles se sont transformées, mais aussi comment leurs dirigeants se sont transformés.

Laurent Marbacher : Nous avons beaucoup discuté sur la nature de l’entreprise altruiste. Ce sont des organisations dont la philosophie est radicalement différente de celle qui domine dans l’entreprise traditionnelle, celle qui a le profit et la valeur pour l’actionnaire comme horizon. Toutes les entreprises altruistes que nous avons rencontrées ont en commun d’articuler toutes leurs activités de cœur de métier vers le bien commun et ce, de façon inconditionnelle. J’insiste sur ce dernier point. C’est un pari : en servant les autres, les dirigeants pensent qu’ils auront un résultat économique indirect.

Lire la suite…

Pin It on Pinterest